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Catherine Houdart s’interroge sur les mesures à prendre face à l’arrivée de gastro-entérites dans les écoles

Cette année, la gastro-entérite fait parler d’elle en prenant un peu d’avance, arrivant dès novembre alors qu’habituellement elle ne s’installe qu’en janvier-février. On ne peut pas véritablement parler d’épidémie mais la gastro-entérite fait une entrée remarquée au sein des établissements scolaires.

Le problème de cette affection est qu’elle se transmet par voie oro-fécale d’où sa prolifération dans les écoles. Face à cela, les directions doivent être extrêmement vigilantes, en insistant auprès de leurs élèves pour qu’ils se lavent régulièrement les mains.

Catherine Houdart, soucieuse sur le sujet, a interrogé la Ministre Laanan sur les actions mises en place pour prévenir ce rotavirus, causant bien des désagréments chez les enfants et surtout chez les plus petits.

D’après la Ministre, une surveillance est mise en place par les laboratoires vigies qui envoient leurs données à l’Institut de Santé Publique. Les mesures préventives recommandées par la Fédération Wallonie-Bruxelles concernant ce germe consistent essentiellement en un lavage correct et régulier des mains.

En cas de pic épidémique, l’Institut de santé publique peut communiquer des informations spécifiques aux hôpitaux dès lors que les autorités concernées l’y autorisent.

Concernant les mesures spécifiques relatives aux gastro-entérites, un arrêté du Gouvernement de 2011, relatif aux mesures de prévention des maladies transmissibles dans le milieu scolaire, prévoit une éviction jusqu’à guérison clinique, avec recommandation de faire examiner l’élève par un médecin.

En cas de situations épidémiques exceptionnelles, une information doit être donnée aux élèves ou aux étudiants et à leurs parents quant à la maladie et aux éventuelles mesures à prendre. Le médecin scolaire doit déclarer les cas dans les 24 heures au médecin inspecteur d’hygiène et doit également avertir le service de médecine du travail responsable du personnel de l’établissement.

Par ailleurs, les services de promotion de la santé (PSE) ont une obligation de visite périodique des établissements scolaires, visite au cours de laquelle il est explicitement prescrit de s’inquiéter de l’accès à l’eau potable et à des services hygiéniques en suffisance et en état correct.

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3 Réponses à " Catherine Houdart s’interroge sur les mesures à prendre face à l’arrivée de gastro-entérites dans les écoles "

  1. Cathline dit :

    Je suis un peu perplexe. D’abord parce qu’il est rare que les médecins scolaires soient au courant des cas de gastro-entérite, sauf quand l’élève commence à être malade en cours de journée scolaire et qu’il soit vu par au moins l’infirmière scolaire. Ensuite parce que le médecin traitant ou le pédiatre devrait systématiquement inciter les parents à prévenir l’école ou indiquer lui-même sur le certificat médical de quoi souffre l’enfant et le niveau de contagiosité (ce que certains refusent de faire au nom du « secret médical »). Je pense aussi qu’une information préalable doit être donnée en début d’année scolaire pour toutes les situations de maladies contagieuses, avec éventuellement un contact verbal avec les parents ne sachant pas lire le français. Mieux vaut prévenir que guérir ! Et, notamment quand il y aura un tronc commun aux cours de morale et de religions, inclure sous la notion de « civisme » et de « citoyenneté » les règles de vie en commun comme les règles d’hygiène, la propreté dans les toilettes, etc …

  2. Philippe Dumont dit :

    Bonjour, Veuillez noter que Catherine Houdart posera prochainement une question parlementaire en relation avec vos remarques.

  3. Catherine Houdart dit :

    Madame,

    Effectivement, il faut bien informer les parents… mais nous ne pouvons pas non plus aller contre le secret médical.
    En effet, c’est tout l’aspect « délicat » dans ce genre de situations…
    Les questions élémentaires liées à l’hygiène sont très importantes bien entendu et c’est pour cela que la Fédération Wallonie-Bruxelles développe une information adéquate dans les écoles, avec l’aide et le soutiens de partenaires tels que les PSE, l’ONE, etc.